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Remporter la bataille contre l'hépatite C

3 janvier 2013

Par François-Nicolas Pelletier | Université INRS 


© Institut national de la recherche scientifique, 2012 / Tous droits réservés / Photos © Christian Fleury

Alain Lamarre, professeur au Centre INRS-Institut Armand-Frappier avec l'étudiante au doctorat Valérie Janelle dans la salle de culture cellulaire. À l'arrière-plan, l'étudiante à la maîtrise Marie-Pierre Langlois.

Chaque année, des centaines de milliers de Québécois tentent d’éviter la grippe en échange d’une piqûre. Ceux qui s’envolent vers le Sud s’immunisent contre les hépatites A et B. Mais tous les pathogènes ne se laissent pas neutraliser si facilement : grâce à des stratégies élaborées, les virus de l’hépatite C et du sida échappent au système immunitaire et aux vaccins. Alain Lamarre, du Centre INRS–Institut Armand-Frappier, est sur la ligne de front. Son ennemi? L’hépatite C. Une des clés de la victoire pourrait se trouver dans le supersystème immunitaire de certaines personnes infectées qui repoussent naturellement l’envahisseur, alors que la plupart deviennent des malades chroniques sans horizon de guérison.

Un envahisseur sournois

« Certains virus, comme celui de la rage, peuvent causer des infections graves, mais le système immunitaire les reconnaît et les attaque immédiatement, explique le professeur. Si vous résistez, le virus est complètement éliminé et vous êtes immunisé à vie. Mais d’autres infections réussissent à s’incruster dans l’organisme de manière permanente. »

L’hépatite C est de celles-là. La maladie se transmet par contacts sanguins : les utilisateurs de drogues intraveineuses sont particulièrement à risque. Dans 80 % des cas, le virus s’infiltre sans être détecté par l’organisme. Il s’installe sournoisement et les symptômes de la maladie peuvent apparaître 10, voire 20 ans après l’infection. Non traitée, l’hépatite C cause la cirrhose, le cancer du foie et d’autres problèmes de santé graves.

« Ce qui m’intéresse, c’est le 20 % de gens qui réussissent à se débarrasser spontanément du virus : qu'est-ce que leur système immunitaire a de spécial? », se demande l’immunologue. Son hypothèse : ils possèdent un plus grand répertoire d’anticorps.

« Chez la souris, avec un virus similaire à celui de l’hépatite C, nous avons démontré que les individus ayant un répertoire d’anticorps naturels plus grand développent une meilleure réponse immunitaire, empêchant ainsi l’infection de se propager secrètement, souligne Alain Lamarre. Nous commençons des tests similaires chez les humains pour confirmer ces résultats. » Une fois ces mécanismes démontrés chez l’homme, on pourrait développer des vaccins qui pallieraient les lacunes immunitaires de la majorité des individus.»

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Source : Université INRS  

 

 



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