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J.-Louis Lévesque

(1911-1994)

J.-Louis Lévesque est né à Nouvelle, en Gaspésie, le quatrième d'une famille de cinq enfants. Sa mère, Mary Catherine Greene, d'origine irlandaise, avait fait preuve de beaucoup de détermination à l'époque en épousant un Canadien français, John Lévesque.

Les épreuves frappent la famille lorsque la même année, alors que Louis a neuf ans, son frère Raymond décède de la typhoïde à onze ans et sa sœur Hectorine, cinq ans, succombe à une méningite.

Ses études primaires complétées à l'école paroissiale de Nouvelle, il doit attendre deux ans que la construction du Séminaire de Gaspé soit terminée pour entreprendre ses études classiques. L'austérité qui règne au Séminaire lui fait choisir St. Dunstan's College à l'Ile-du-Prince-Édouard, rattaché à l'Université Laval, pour terminer ses études menant au Baccalauréat ès arts qu'il obtient en 1934.

Il décroche son premier emploi dans une succursale de la Banque Provinciale à Moncton pour se retrouver l'année suivante au département des prêts sur nantissement au siège social de la même banque à Montréal. À trente ans, il fonde sa maison de courtage en valeurs mobilières, le Crédit Interprovincial. C'est le début d'une carrière fulgurante dans le monde des affaires. En 1963, le Crédit Interprovincial se porte acquéreur de la firme L.G. Beaubien qui devient Lévesque, Beaubien.

En 1954, monsieur Lévesque fonde une première compagnie de gestion, la Corporation de Valeurs Trans-Canada, puis une deuxième en 1962, le Fonds F-I-C. (pour Finance, Industrie et Commerce). Grâce à ces deux firmes, l'action de monsieur Lévesque se décuple. Il acquiert ou il gère plusieurs grandes entreprises dont l'Industrielle compagnie d'assurance sur la vie, la Prévoyance compagnie d'assurance, l'Hippodrome Blue Bonnets, l'Hippodrome Richelieu, les Windsor Raceway Holdings, Fashion Craft, Joliette Téléphone, Lallemand Yeast, Grays Velvet Ice Cream, Alfred Lambert, Princeville Furnitures, pour n'en nommer que quelques-unes.

En 1961, il crée la Fondation J.-Louis Lévesque pour donner des bourses aux jeunes afin de leur permettre de faire leurs études classiques et de favoriser l'avancement de la recherche fondamentale dans les hôpitaux.

En plus de ses innombrables activités de nature financière, monsieur Lévesque fut aussi, pendant de nombreuses années, administrateur d'Air Canada, du Canadien National, de la Banque Provinciale du Canada et du Trust Général du Canada. On le retrouve aussi membre de la Commission Royale d'enquête Borden sur les ressources énergétiques du Canada et il fut Chancelier de l'Université de Moncton de 1967 à 1972.

En 1981, à Calgary, monsieur Lévesque est nommé au Temple de la renommée de l'entreprise canadienne créé par les Jeunes Entreprises du Canada pour rendre hommage aux Canadiens qui se sont distingués dans le monde des affaires.

En 1986, monsieur Lévesque est nommé au Temple de la renommée des sports pour son implication et ses succès dans les sports équestres. À l'époque, il était le seul Canadien nommé aux deux Temples de la renommée.

Il a été récipiendaire de doctorats honoris causa en économie politique de l'Université de Montréal, en sciences commerciales de l'Université Laval, en droit de la St. Dunstan's University de Charlottetown, I.-P.-É., en droit civil de l'Université de Moncton et en droit de la Mount Allison University de Sackville au Nouveau-Brunswick. Monsieur Lévesque était également Membre de l'Ordre du Canada, Officier de l'Ordre national du Québec et Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.

La présence attentive, dévouée et amoureuse auprès de son épouse tout au long de la maladie de celle-ci, est le plus bel exemple des valeurs humaines héritées de son éducation familiale.