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La lutte contre le cancer du sein au Centre INRS-Institut Armand-Frappier

13 mars 2012

Par Priscilla Reig – Agence Science Presse | LAVAL SCIENTASTIQUE 


Photo © Christian Fleury  | © 2011, Institut national de la recherche scientifique (INRS) / Tous droits réservés
Isabelle Plante, professeure au Centre INRS-Institut Armand-Frappier

En plus d’être le cancer le plus fréquent chez les femmes au Canada, le cancer du sein est aussi le plus meurtrier, après celui des poumons. Isabelle Plante, chercheuse depuis tout récemment au  Centre INRS-Institut Armand-Frappier,  en a fait son cheval de bataille.

« Le cancer du sein consiste en plusieurs maladies. Il existe au moins cinq classifications et autant de spécialités. Peu de chercheurs s’étaient encore intéressés à l’impact des polluants environnementaux sur le développement des glandes mammaires et des tumeurs. » Cette spécialisation est devenue son credo.

Parmi ces polluants, les pesticides, le bisphénol A et les phtalates, souvent retrouvés dans les cosmétiques et jouets. Ils agissent à la manière des hormones naturelles et peuvent entraîner des conséquences sur la santé des gens qui les absorbent. D’où leur appellation plus générale de perturbateurs endocriniens.

Ses travaux n’en sont encore pour l’instant qu’à leurs débuts. Assistée d’une technicienne en laboratoire et bientôt de trois étudiantes, elle espère qu’ils pourront ouvrir la voie à de nouveaux traitements. Même si elle sait que la route est longue, pavée de petites victoires et de déceptions au gré des résultats obtenus en laboratoire, la jeune femme ne se décourage pas. « La persévérance est la plus grande qualité d’un chercheur. Il faut aimer relever des défis et surtout avoir la passion.»

Une carrière exigeante
Après un baccalauréat en biologie à l’Université de Laval, la chercheuse a obtenu sa maîtrise et son doctorat à l’INRS de Pointe-Claire. S’en est suivi un stage postdoctoral de cinq ans à l’University of Western Ontario. Depuis août dernier, c’est en famille qu’elle est revenue à Laval. Son métier est-il conciliable avec une vie personnelle épanouie? «Il faut trouver son équilibre, avance-t-elle. Et d’ajouter : c’est moins facile pour les femmes, car il y a des sacrifices à faire, des compromis.» Ses journées se bâtissent à raison de dix heures par jour passées dans l’aile la plus récente du Pavillon de la recherche et de la formation (PRF). Et le soir venu, elle retrouve son conjoint et sa fillette âgée d’un an.

Isabelle Plante ne veut pas non plus oublier pour qui elle travaille. Bénévole à la Société canadienne du cancer, elle est porte-parole du relai pour la vie de Laval, où elle rencontre des survivantes de la maladie. À qui elle présente la question qui la hante : les polluants favorisent-ils le cancer du sein?

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