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Entrevue avec Karine Champagne avant son ascension du Kilimandjaro

15 juillet 2013


© Éric Myre | Échos vedettes

Entrevue avec Sabin Desmeules de ÉCHOS VEDETTES
Numéro du 15 juin 2013

La journaliste et animatrice Karine Champagne a du souffle! Elle se prépare à aller grimper le Kilimandjaro, en Tanzanie, en juillet. la fille dépressive d’il y a trois ans est loin derrière...

Ce défi de monter le Kilimandjaro, qui lui a été lancé par Bio-K+, dont elle est ambassadrice, permettra d’amasser des fonds pour la Fondation universitaire Armand-Frappier de l’INRS. « Ils savent que j’aime les défis.»

Quand Karine va arriver au sommet, « parce que je me visualise beaucoup au sommet et que je suis convaincue que je vais y arriver », dit-elle, elle pourra ajouter un autre grand accomplissement à sa liste de choses réalisées dans sa vie. « Et si quelqu’un m’avait dit, il y a trois ans, alors que je n’étais pas capable de m’habiller parce que j’étais en dépression, qu’un jour je serais sur le toit de l’Afrique, j’aurais dit: « C’est impossible ! » Et si on m’avait dit, quand j’étais en dépression, qu’un jour je serais chef d’antenne à TVA Sports, je ne l’aurais pas cru ! »

Karine partira le 26 juillet. Elle devrait commencer son périple le 1er août et le terminer de 7 à 10 jours plus tard. En tout, elle demeurera trois semaines sur le continent africain, car son défi sera suivi d’un safari de cinq jours. Elle s’y prépare judicieusement.

 « On ne peut pas se préparer à l’altitude. J’ai beau avoir la meilleure forme physique possible, si mon corps réagit mal à la privation d’oxygène, ça se peut que je me retrouve avec des maux de tête, des nausées, des étourdissements, des pertes de connaissance, et il va falloir que je redescende. Mentalement et physiquement, je vais être prête... mais il y a une partie de la préparation que je ne peux pas contrôler.» Son existence tourne beaucoup autour de l’entraînement sportif, puisque son ascension se fera entre deux marathons Ironman et des randonnées cyclistes. «Mais ce n’est pas maladif. Quand je suis fatiguée, je ne le fais pas.»

Karine ne sort pas, ne boit pas, fait peu d’excès. « Ma drogue, c’est le sport. Ça m’amène une paix. C’est ma méditation. Et après, il y a plein d’idées qui surgissent. » Elle s’entraîne lorsque ses enfants sont à l’école, donc sa vie de famille n’en souffre pas. « Et puis, ils sont rendus grands. Mon plus jeune a sept ans.»

Le sport l’a sauvée

Karine a gravi sa montagne intérieure avec la dépression. «Là, je vais gravir une vraie montagne en grimpant le Kilimandjaro!» Il y a trois ans, elle s’est sortie d’un état dépressif en faisant de l’activité physique. «Quelques mois avant de souffrir officiellement de dépression, j’avais commencé à me remettre au sport. C’est comme si j’avais une petite voix intérieure, que j’ai écoutée, qui me disait: "Il faut que tu le fasses.« Je ne sais pas pourquoi je le faisais; c’était difficile, je n’étais pas en forme, j’avais un excès de poids, et tout était dur ! J’allais courir 12 minutes, je m’arrêtais parfois pour marcher et j’étais exténuée! Mais je continuais en me disant:  Je suis sûre que ça va m’emmener quelque part. »

Elle n’a donc pas cessé de s’entraîner, puis la dépression est arrivée. « Et le médecin m’a dit : "Fais du sport le plus que tu peux." J’en ai fait jusqu’à trois heures par jour. Je me levais, je faisais du sport, je pleurais, je dormais, je mangeais un peu, je refaisais du sport, je redormais et je me relevais pour les enfants... Puis, je me suis rendu compte que, quand je faisais du sport, c’étaient les seuls moments où je ne me sentais pas malade. J’étais dans le moment présent.» Elle est toujours active depuis ce temps. « Juste d’en parler, j’ai les larmes aux yeux parce que la vie m’a fait une super jambette, et j’ai décidé de ne pas la contourner, mais de la traverser. »

Pour encourager Karine Champagne, cliquez ici.



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